Jacky Giang présente l'analyse de 5 millions de réponses ChatGPT et ce qu'elle apprend sur le GEO dans le podcast MVP

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Où en êtes-vous avec le GEO ? (3 questions)

En bref

Le GEO (Generative Engine Optimization) consiste à faire citer sa marque et ses pages dans les réponses des IA génératives : ChatGPT, Perplexity, Gemini, Copilot, les AI Overviews de Google. Ces IA lancent des recherches sur le web avant de répondre, puis résument ce qu’elles trouvent. Le GEO est donc une surcouche du SEO : il faut se positionner sur les requêtes que l’IA tape, et apparaître dans les pages qu’elle lit, sur votre site et surtout ailleurs (classements, médias, avis, forums).

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On travaille le GEO depuis 2025 sur nos propres sites, et on l’a suivi dans une série d’épisodes, « Ranker dans les IA ». Ce guide pose les bases : ce qu’est le GEO, comment les IA choisissent leurs sources, les leviers qui marchent, ce qui ne marche pas, et comment mesurer. Si vous cherchez la méthode pas à pas pour une marque, lisez aussi notre guide pour apparaître dans ChatGPT, avec notre test sur quatre requêtes business.

🧠 Qu’est-ce que le GEO (Generative Engine Optimization) ?

Définition et origine du terme

Le terme vient d’un article de recherche publié en novembre 2023 par une équipe de chercheurs emmenée par l’université de Princeton, intitulé « GEO: Generative Engine Optimization ». Ils y montrent qu’on peut augmenter jusqu’à 40 % la visibilité d’un contenu dans les réponses des moteurs génératifs, et que les techniques efficaces varient selon les domaines. Le mot s’est imposé en France en 2025, en même temps que ChatGPT devenait un réflexe de recherche. On parle aussi de LLMO, d’AEO ou, dans nos épisodes, de « RDLI » : ranker dans les IA.

GEO vs SEO : ce qui change vraiment

SEOGEO
ObjectifUn clic depuis GoogleUne citation ou une recommandation dans une réponse d’IA
Ce qui compteLa position de votre pageVotre présence dans toutes les pages que l’IA lit
RequêtesCourtes, avec un volume mesurableLongues, conversationnelles, sans volume connu
MesureSearch Console, suivi de positionEncore immature : prompts suivis à la main, Bing

Le GEO ne remplace pas le SEO, il s’appuie dessus. Paul le répète depuis nos premiers épisodes sur le sujet : une IA qui cherche sur le web lit d’abord les pages bien positionnées. Un site invisible sur Google ou Bing a peu de chances d’être cité.

🔎 Comment les moteurs génératifs choisissent leurs sources

Deux mémoires : l’entraînement et la recherche web

Jacky Giang, fondateur de Linksgarden, a analysé 5 millions de réponses de ChatGPT : un million de prompts à intention commerciale, soumis chaque mois pendant cinq mois et classés en 700 catégories. Il distingue deux types de réponses. Celles qui viennent des données d’entraînement du modèle, où une marque met un à deux ans à entrer. Et celles qui viennent d’une recherche web lancée en direct, où tout peut bouger en quelques jours. C’est sur ces dernières que le GEO a le plus de prise.

Le fan-out : les requêtes que l’IA tape à votre place

Quand vous posez une question à ChatGPT, il la découpe en plusieurs recherches. C’est le fan-out. Vous lui racontez vos douleurs de dos et vos nuits blanches, il tape « meilleur matelas mal de dos 2026 France », en français et parfois en anglais. Jacky observe même des recherches qui ciblent des sites d’autorité avec l’opérateur « site: » (sites officiels, Wikipédia). Conséquence : pour être cité, il faut se positionner sur ces sous-requêtes, souvent de la forme « meilleur + service + année ».

Qui est cité ?

Les robots des IA

Pour être cité, il faut d’abord être lisible. ChatGPT passe par OAI-SearchBot pour sa recherche, Perplexity par PerplexityBot, Copilot par l’index de Bing, et les AI Overviews par Googlebot. Vérifiez que votre robots.txt ne les bloque pas. Attention à une confusion fréquente : bloquer Google-Extended empêche Google d’utiliser votre contenu pour entraîner Gemini, mais ne vous retire pas des AI Overviews.

🏆 Les 4 piliers du GEO selon Antoine

Pour SEO Monkey et ses clients, Antoine a construit une feuille de route en quatre piliers, du plus puissant au moins puissant :

1. L’offsite : être cité ailleurs

C’est le levier le plus puissant, parce que l’IA croise plusieurs sources. Il s’agit d’apparaître dans les classements, comparatifs et articles d’autres sites : articles invités, relation presse digitale, sites éditeurs. Antoine serait prêt à y investir 2 000 € par mois, jusqu’à 10 000 € pour de gros comptes. Jacky nuance le prix : on lui demande des citations à 1 000 ou 2 000 € qui ne durent qu’un à trois mois, alors qu’une citation à 10 ou 20 € peut avoir le même effet.

2. L’onsite : des pages qui répondent aux requêtes de l’IA

Publiez des pages qui ciblent les sous-requêtes du fan-out, avec le mot clé business, « meilleur » et l’année dans le title, et une réponse claire en haut de page. Sur son site, Paul a des pages de classement où il se place premier, comme « meilleur freelance GEO » : cette page a généré près de 400 citations en 30 jours dans les IA de Microsoft.

3. Le social : avis, annuaires, réseaux

Les IA lisent beaucoup les plateformes d’avis (Trustpilot, Avis Vérifiés), les annuaires professionnels, les pages entreprise et les forums. Une marque bien notée partout est une marque que l’IA ose recommander. C’est aussi pour ça que l’e-réputation est devenue un levier GEO.

4. La technique : FAQ et données structurées

Des FAQ balisées couvrent les questions très longues que les utilisateurs posent dans une conversation, sans volume sur Google. Ajoutez des données structurées cohérentes (Organization, Person, Product) pour que l’IA identifie clairement votre entité. Antoine le place en dernier : utile, mais jamais suffisant seul.

Vous voulez savoir si les IA vous citent, et pourquoi vos concurrents le sont ? ChatSEO, l’outil de Paul (partenaire du podcast), a un playbook GEO : il teste vos requêtes business dans les assistants IA, identifie les sources qu’ils citent, et vous dit où apparaître en priorité, sur votre site et ailleurs.

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🚫 Ce qui ne marche pas (ou pas encore) en GEO

📏 Comment mesurer sa visibilité dans les IA

La méthode 80/20 : 5 à 10 prompts business

Les outils de suivi GEO restent immatures : il n’existe pas de volume de recherche pour les prompts, et chaque utilisateur formule différemment. Antoine a trouvé décevant l’outil de Semrush à 100 €. Notre méthode : choisir 5 à 10 prompts business, les tester chaque semaine en navigation privée (Paul passe aussi par duck.ai), et noter qui est cité. Votre part de voix, c’est le nombre de fois où vous apparaissez sur le total.

L’outil gratuit de Bing : AI Performance

Depuis février 2026, Bing Webmaster Tools propose un rapport AI Performance, le premier outil officiel de suivi GEO. Il montre le nombre de citations de vos pages dans Copilot et les réponses IA de Bing, vos pages les plus citées, et les « grounding queries », les requêtes que l’IA tape pour trouver du contenu. Sur 30 jours, le site de Paul cumulait environ 830 citations. La méthode qu’on en tire : reprendre chaque grounding query, taper « site:votredomaine + la requête » dans Bing pour voir quelle page ressort, puis optimiser cette page ou en créer une dédiée.

Le trafic dans vos statistiques

Dans Google Analytics 4, les visites venant de chatgpt.com, perplexity.ai ou copilot.microsoft.com apparaissent comme du trafic référent. Le chiffre sous-estime l’effet réel : beaucoup de gens lisent la recommandation, puis tapent votre nom dans Google.

💶 GEO en France : quel budget ?

Le GEO ne demande pas un budget à part si votre SEO est déjà solide : une partie du travail (pages de classement, FAQ, données structurées, fraîcheur des contenus) se fait dans la continuité. Le poste qui coûte, c’est l’offsite : relation presse, articles invités, présence dans les classements des autres. Antoine parle de 2 000 € par mois pour une PME, jusqu’à 10 000 € pour un grand compte. Le conseil de Jacky : confiez le GEO à quelqu’un qui fait de la veille en continu, parce que ce qui marche change tous les trois mois.

Vous préférez qu’une équipe s’occupe de votre visibilité dans les IA ? SEO Monkey, l’agence d’Antoine (co-hôte du podcast, 15 consultants), applique ces quatre piliers pour ses clients : offsite, pages de classement, e-réputation et suivi des citations dans ChatGPT et les AI Overviews.

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❓ Questions fréquentes

Qu’est-ce que la Generative Engine Optimization ?

C’est l’ensemble des techniques qui visent à faire citer une marque ou une page dans les réponses des IA génératives comme ChatGPT, Perplexity, Gemini, Copilot ou les AI Overviews de Google.

Quelle différence entre GEO et SEO ?

Le SEO vise un clic depuis les résultats de Google. Le GEO vise une citation dans une réponse d’IA. Comme les IA cherchent sur le web avant de répondre, un bon SEO reste la base du GEO.

Le GEO remplace-t-il le SEO ?

Non. Le GEO est une surcouche : les IA lisent les pages bien positionnées dans les moteurs. Sans SEO, il y a peu de chances d’être cité.

Comment apparaître dans ChatGPT et Perplexity ?

Positionnez-vous sur les requêtes que l’IA tape (souvent « meilleur + service + année »), soyez présent dans les classements et comparatifs d’autres sites, soignez vos avis, et laissez les robots des IA accéder à votre site.

Comment mesurer le GEO ?

Suivez 5 à 10 prompts business chaque semaine en navigation privée, utilisez le rapport AI Performance de Bing Webmaster Tools, et regardez le trafic référent des IA dans Google Analytics 4.

Le fichier llms.txt est-il utile ?

Aucun grand moteur n’a confirmé l’utiliser pour choisir ses sources. Il ne fait pas de mal, mais ce n’est pas un levier GEO prouvé.

🎯 En résumé

Le GEO, c’est du SEO qui sort de votre site. Positionnez-vous sur les requêtes que les IA tapent, multipliez les présences dans les pages qu’elles lisent, et mesurez avec quelques prompts et l’outil de Bing. Ce qui marche change vite : testez sur vos propres requêtes plutôt que de croire les promesses.