Antoine Veyrieres explique comment son agence crée des sites avec l'IA qui se positionnent sur Google

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Quelle méthode pour créer votre site avec l'IA ? (3 questions)

En bref

On peut créer un site avec l’IA qui se positionne sur Google, à condition de choisir la bonne méthode et un framework que Google sait lire. Pour un site qui doit durer, on recommande le headless : un front codé par l’IA, branché sur un CMS qui sert de back-office. Pour un site existant qui marche, on ne refait rien : on fait travailler l’IA dans le CMS en place, et on attend la prochaine refonte.

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Créer un site avec l’IA prend aujourd’hui quelques heures ; beaucoup de ces sites sont beaux et ne se positionnent nulle part. Sur MVP, on a consacré deux épisodes au sujet. Dans le premier, Antoine détaille comment son agence, SEO Monkey (15 consultants, plus de 400 clients depuis 2020), crée désormais des sites avec l’IA pour ses clients. Dans le second, Nicholas Dulait, qui n’a jamais écrit une ligne de code, raconte comment il crée des sites et des pages SEO en vibe coding, c’est-à-dire en décrivant ce qu’il veut à une IA qui code pour lui.

🧭 Les 4 façons de créer un site avec l’IA

Antoine classe les méthodes de la plus IA à la moins IA. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise solution, seulement une solution adaptée au projet : qui va modifier le site, combien de temps il doit durer, et si l’équipe tient au glisser-déposer.

Les quatre méthodes pour créer un site avec l'IA, de la plus automatisée à la plus classique : landing 100 % IA, headless, builder avec blocs codés, thème et agent IA
Les quatre méthodes, de la plus IA à la plus classique.
MéthodeComment ça marchePour quiLimite
1. Landing 100 % IAL’IA code la page en HTML, on la met en ligne, sans back-officeTester une idée, capter des e-mailsPas un actif SEO durable, seul celui qui pilote l’IA peut modifier
2. HeadlessFront codé par l’IA, CMS (WordPress, Shopify, Webflow, PrestaShop) en back-officeUn site qui doit durer et grandirPas de glisser-déposer pour l’équipe marketing
3. Builder et blocs codésUn builder classique dans lequel on insère des blocs HTML codés par l’IAUne équipe qui veut garder le glisser-déposerUne partie de la page reste difficile à modifier par l’IA
4. Thème et agent IAUn thème du marché, et un agent IA qui travaille dans le back-officeUn projet classique où l’IA assisteL’IA a beaucoup moins de prise que sur du code

1. La landing page 100 % IA

Vous demandez à une IA (Claude par exemple, plus à l’aise en HTML qu’à partir d’une maquette Figma, selon Antoine) de coder la page, puis vous la mettez en ligne. C’est parfait pour un lancement : Nicholas et Paul ont créé une page d’attente pour un projet en un jour et demi, et récolté 300 inscriptions en une semaine, avec un taux de conversion d’environ 40 %. La preuve qu’il y avait une demande, avant d’engager un développeur.

2. Le headless, notre recommandation

Le headless donne le meilleur des deux mondes : un front entièrement codé, donc rapide et entièrement modifiable par l’IA, et un CMS pour que l’équipe publie sans toucher au code. On crée les gabarits de page avec l’IA (un par intention de recherche), puis les rédacteurs ou les responsables produit les dupliquent et les remplissent depuis le back-office. Pour Antoine, c’est la méthode qui prendra le dessus : « s’il y a bien un truc à faire aujourd’hui, c’est du headless ».

3. Le builder avec des blocs codés

Beaucoup d’équipes marketing ne veulent pas renoncer à Elementor, Divi ou au builder de Shopify. La solution intermédiaire consiste à garder le builder et à y insérer des blocs HTML codés par l’IA. On garde le glisser-déposer, mais une bonne partie de la page reste hors de portée de l’IA.

4. Le thème classique, avec un agent IA

On garde un thème du marché et on branche un agent IA sur le back-office, via MCP ou un agent qui navigue dans l’interface. C’est la méthode la moins risquée et la moins puissante : l’IA met à jour, duplique, rédige, mais elle ne refait pas la structure.

💡 À retenir

Plus l’IA a la main sur le code, plus vous allez vite, et moins votre équipe peut intervenir sans elle. Le headless est le compromis qui garde les deux.

💶 Combien coûte un site créé avec l’IA ?

Créer un site avec l’IA coûte surtout du temps d’apprentissage, beaucoup moins de l’argent. Voici les ordres de grandeur qu’on a constatés et ceux affichés par les outils.

Le coût en outils et en hébergement

PosteOrdre de grandeurCe qu’il faut savoir
Outil tout-en-un (Lovable, Bolt, v0)Gratuit pour tester, puis un abonnement mensuelLovable offre 5 crédits par jour en gratuit. Nicholas estime qu’on obtient une application fonctionnelle pour 40 à 50 € de crédits.
Abonnement d’IA (Claude, ChatGPT, Codex)Environ 20 € par mois chacunNicholas travaille avec deux abonnements, soit environ 40 € par mois.
Éditeur de code (Cursor, VS Code)GratuitNicholas utilise Cursor gratuitement, avec Claude Code ouvert dedans.
HébergementGratuit à quelques dizaines d’euros par moisL’offre gratuite de Vercel est réservée aux projets non commerciaux ; l’offre Pro coûte 20 $ par mois.
Nom de domaineEnviron 10 € par anUn .fr ou un .com classique.

Le coût en temps : ce qu’on a réellement mesuré

ℹ️ Ce que personne ne facture

La maintenance, les mises à jour de sécurité et les corrections après un changement d’outil ne disparaissent pas parce que le site a été créé par une IA. Sur une landing 100 % IA, seul celui qui pilote l’IA peut intervenir : comptez ce temps-là dans votre budget.

🧭 Quelle méthode choisir selon votre projet ?

Vous voulez un site vitrine rapide

Une landing 100 % IA ou un outil tout-en-un suffit pour tester une idée, présenter une activité ou capter des e-mails en quelques jours. Vérifiez seulement que le texte est bien dans le code source (voir le piège plus bas) si vous comptez sur Google.

Vous voulez publier du contenu SEO en série

Le headless, avec un agent IA qui produit les pages à partir de gabarits. C’est ce qui permet de publier des dizaines de pages ciblées par mois, que vos rédacteurs peuvent ensuite compléter dans le CMS.

Vous voulez garder la main sur le code

Le headless aussi, ou un site codé avec Next.js et versionné sur GitHub, comme le fait Nicholas : Lovable pour la première version, puis le code récupéré sur GitHub et retravaillé dans Cursor avec Claude Code. Si votre équipe tient à Elementor ou au builder de Shopify, prenez la méthode 3 (builder et blocs codés).

Peut-on créer un site e-commerce avec l’IA ?

Oui, en gardant une plateforme e-commerce comme back-office. Antoine branche un front codé par l’IA sur Shopify ou PrestaShop : l’IA crée les gabarits de pages, l’équipe gère les produits, les stocks et la logistique dans l’outil qu’elle connaît. Ne confiez pas le paiement ni les comptes clients à un code généré sans développeur pour le relire.

Et gratuitement ?

On peut créer un premier site avec l’IA sans payer : les crédits gratuits d’un outil comme Lovable, un éditeur de code gratuit, un hébergement gratuit pour un projet personnel. Pour un site professionnel qui doit se positionner, comptez au minimum un nom de domaine, un hébergement autorisant l’usage commercial et un abonnement d’IA.

⚠️ Le piège SEO des sites créés avec l’IA

Le rendu JavaScript que Google ne voit pas

Le problème le plus fréquent n’est pas le contenu, c’est le rendu. Certains outils de vibe coding génèrent des sites dont le contenu n’apparaît qu’après exécution du JavaScript dans le navigateur. Nicholas l’a appris à ses dépens : son premier projet, créé sur un de ces outils, ne livrait pas de version HTML complète aux robots, et il a passé plusieurs jours à essayer de corriger ce rendu après coup.

Google sait exécuter le JavaScript, mais comme il l’explique dans sa documentation sur le SEO JavaScript, le rendu passe par une file d’attente et peut échouer. Les robots de ChatGPT et de Claude, eux, ne l’exécutent pas, d’après l’analyse de Vercel sur les robots des IA. Si vous voulez du trafic organique, partez d’un framework qui envoie le HTML depuis le serveur, comme Next.js, plutôt que de corriger le problème après coup.

⚠️ Le test à faire avant de publier

Ouvrez votre page, faites un clic droit puis « Afficher le code source ». Si votre texte, vos titres et vos liens n’y apparaissent pas, les moteurs risquent de ne pas les voir non plus. Le test d’URL en direct de la Search Console vous montre ce que Google récupère vraiment.

Le contenu généré qui ne se positionne pas

Google ne pénalise pas un site parce qu’il a été créé ou rédigé avec l’IA : il juge l’utilité des pages, comme il l’explique dans ses consignes sur le contenu généré par IA. Mais publier des pages en masse sans valeur ajoutée tombe sous ses règles contre l’abus de contenu à grande échelle. Ce qui fait la différence : des informations que les autres n’ont pas (vos chiffres, vos cas clients, votre expérience), une relecture humaine, et une page pensée pour une vraie requête.

Vous avez créé votre site avec l’IA, et maintenant ? ChatSEO, l’outil de Paul (partenaire du podcast), trouve les mots-clés business à viser, audite la technique de votre site (dont le rendu de vos pages) et vous dit quelles pages créer en premier.

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⚡ Le process pour créer des pages SEO en série

Une fois le site en place, la vraie force de l’IA, c’est la production de pages ciblées.

Le brief de page

Nicholas et Paul ont écrit un modèle de page en quatre étapes, que l’agent suit pour chaque nouveau mot-clé :

  1. Créer la page : le mot-clé principal dans le title, la fonctionnalité clé du site (un questionnaire) tout en haut, un titre et des couleurs adaptés au sujet.
  2. Placer les mots-clés secondaires : chaque requête sur laquelle la page peut se positionner apparaît au moins une fois dans le texte, les plus recherchées dans le title.
  3. Ajouter les données structurées adaptées à la page.
  4. Mailler la page : au moins quelques liens depuis des pages proches, avec une ancre descriptive, et un lien depuis une page hub qui recense toutes les pages du même type.

Le contrôle qualité avant publication

Chaque étape est vérifiée avant de passer à la suivante : le title et la meta description, la hiérarchie des titres, la présence des mots-clés secondaires, les données structurées, les liens internes, et le rendu de la page dans le code source. Une page qui échoue à un contrôle repart à l’étape concernée plutôt que d’être publiée telle quelle.

Avec cinq agents qui travaillent en parallèle, Nicholas produisait 15 à 16 pages optimisées par jour, à raison de quatre à cinq minutes de génération par page, en vérifiant chaque étape. Ces pages visent des mots-clés business à 50 ou 100 recherches par mois, qu’on n’aurait jamais confiés à un développeur avant.

L’épisode

L’IA crée des sites SEO, il récupère les € (guide vibecoding)

Nicholas Dulait explique sa méthode de vibe coding, les outils qu’il utilise et le process pour produire des pages SEO en série.

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🏗️ Et si votre site existe déjà ?

Si votre site est terminé et performant, ne le refaites pas avec l’IA. C’est la position d’Antoine pour 90 % de ses clients, des entreprises qui ont investi des dizaines de milliers d’euros dans leur site et dont l’équipe travaille dans le back-office. Pour eux, on reste dans le CMS : on duplique les gabarits existants, on fait rédiger et mettre à jour par l’IA, sans toucher à la structure.

Mélanger des pages codées par l’IA et des pages du CMS d’origine crée un « Frankenstein » difficile à maintenir. La version propre consiste à créer les nouvelles pages en brouillon, dans le CMS, et à les faire valider par le client avant la mise en ligne. Le vrai changement se décide à la refonte suivante, qui arrive en général tous les trois à cinq ans : c’est le moment de passer en headless.

ℹ️ L’IA sait aussi reprendre un site

Paul a repris en quelques heures un petit site d’affiliation créé un an plus tôt avec l’IA : formulaire réparé, design revu, nouvelles pages. Pour l’audit technique, il a donné à l’agent un crawler gratuit et ses propres audits des dernières années, une trentaine, pour qu’il applique les mêmes recommandations.

Vous préférez un site pensé pour le SEO dès le départ ? SEO Monkey, l’agence d’Antoine (co-hôte du podcast, 15 consultants), conçoit et refond des sites avec une architecture, des gabarits et des contenus prêts à se positionner.

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❓ Questions fréquentes

Un site créé avec l’IA peut-il se positionner sur Google ?

Oui. Google ne pénalise pas un site parce qu’il a été codé ou rédigé avec l’IA. Il faut en revanche que le contenu soit lisible par les robots (rendu côté serveur), utile pour le lecteur, et que le site suive les règles SEO habituelles : title, maillage, données structurées.

Quel outil utiliser pour créer un site avec l’IA ?

Pour débuter, les outils tout-en-un comme Lovable, Bolt ou v0 créent un site à partir d’une description. Pour un site SEO, Nicholas recommande de passer à un environnement de développement (VS Code ou Cursor) avec un agent comme Claude Code ou Codex, et un framework comme Next.js.

Combien coûte un site créé avec l’IA ?

Nicholas estime qu’on obtient une application fonctionnelle pour 40 à 50 € de crédits sur un outil tout-en-un. Sa configuration de travail lui coûte environ 40 € par mois (deux abonnements d’IA), plus le nom de domaine et l’hébergement.

Faut-il savoir coder pour créer un site avec l’IA ?

Non pour un site simple : un blog, un site vitrine ou des pages SEO. Les difficultés arrivent avec les fonctions d’application (paiement, comptes utilisateurs). Deux réflexes aident beaucoup : donner à l’IA le message d’erreur exact de la console, et lui montrer des captures d’écran.

Comment créer un site avec l’IA étape par étape ?

Choisissez la méthode (landing, headless, builder ou thème avec agent), décrivez précisément le site à l’IA, récupérez le code sur GitHub si vous partez d’un outil tout-en-un, vérifiez que le texte est dans le code source, puis mettez en ligne avec un nom de domaine et un hébergement. Ajoutez ensuite les pages SEO avec un modèle de page précis.

Combien de temps faut-il pour créer un site avec l’IA ?

Une landing page peut être en ligne en un à deux jours. Un site complet qui se positionne demande plutôt quelques semaines, et le vrai investissement est l’apprentissage : plusieurs centaines d’heures pour quelqu’un qui n’a jamais codé.

Un site créé avec l’IA est-il pénalisé par Google ?

Non. Google juge l’utilité des pages, pas l’outil qui les a produites. Il sanctionne en revanche les pages produites en masse sans valeur ajoutée, et un site dont le contenu n’apparaît qu’en JavaScript peut être mal lu.

Peut-on créer un site avec l’IA gratuitement ?

Pour un premier test, oui : les crédits gratuits d’un outil comme Lovable, un éditeur de code gratuit et un hébergement gratuit pour un projet personnel. Un site professionnel demande au minimum un nom de domaine, un hébergement commercial et un abonnement d’IA.

Peut-on créer un site e-commerce avec l’IA ?

Oui, en gardant Shopify ou PrestaShop comme back-office et en faisant coder le front par l’IA. Le paiement et les comptes clients restent à confier à la plateforme ou à relire par un développeur.

Site web ou site internet avec l’IA : quelle différence ?

Aucune : les deux expressions désignent la même chose. Les méthodes, les outils et les pièges de ce guide valent pour les deux.

Qu’est-ce qu’un site headless ?

C’est un site dont l’affichage (le front) est séparé du CMS qui gère le contenu. Le front est du code, que l’IA peut modifier entièrement ; le CMS (WordPress, Shopify, Webflow) reste l’outil où l’équipe publie et met à jour les contenus.

🎯 Notre verdict

Créer un site avec l’IA n’est plus le problème : le faire se positionner, si. Choisissez la méthode selon qui modifiera le site, vérifiez que vos pages s’affichent sans JavaScript, et industrialisez la création de pages avec un modèle précis. Pour un nouveau site qui doit durer, partez en headless.

Qui ne devrait pas se lancer ? Une entreprise dont le site actuel est récent, performant et maintenu par une équipe : le refaire avec l’IA prend un risque pour un gain faible. Attendez la refonte. Et un projet qui repose sur des fonctions applicatives complexes : l’IA vous mènera loin, mais pas jusqu’à un produit qui tient des milliers d’utilisateurs sans développeur.