Mathieu Louvel explique comment se positionner sur Google grâce aux images dans le podcast MVP

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Le SEO image est-il fait pour vous ? (3 questions)

En bref

Le SEO image, c’est faire apparaître vos images dans Google : dans le bloc d’images des résultats classiques, dans Google Images, dans Google Lens et dans les AI Overviews. Deux choses comptent : une image qui répond mieux à la requête que les autres (souvent un schéma ou un tableau qui résume tout), et des bases techniques propres (nom de fichier, texte alternatif, légende, poids, format WebP ou AVIF, balise img classique). Avec l’IA, chaque image prend quelques minutes.

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Mathieu Louvel édite des sites (affiliation, mariage, sport) à côté de son SaaS dans l’immobilier. Un jour, l’un de ses sites voit ses clics grimper d’un coup : la Search Console montre qu’ils viennent des images. Il reproduit le modèle, une fois, trois fois, dix fois, et se positionne aujourd’hui en première position et en position zéro sur des requêtes intéressantes. Il nous a détaillé sa méthode dans l’épisode ci-dessus. On l’a complétée avec les règles techniques de Google et ce qu’on a appliqué sur ce site.

🖼️ Pourquoi le SEO image est sous-coté

Personne ne se dit « je vais attaquer cette requête avec une image ». Pourtant, quand le bloc d’images est en haut de page, c’est lui qu’on voit en premier. Antoine l’a vérifié en direct sur « foot 4-4-2 » : trois images en tête. Sans image, impossible d’y être premier.

C’est aussi l’un des rares terrains où un petit site peut passer devant un gros : Google ne compare pas seulement l’autorité des pages, il choisit l’image qui illustre le mieux la requête. Un schéma clair publié sur un blog récent peut s’afficher au-dessus d’une page d’un média national.

🔍 Comment Google comprend et indexe vos images

Googlebot-Image et l’index d’images

Google explore les images avec un robot dédié, Googlebot-Image, et les range dans un index à part. Pour qu’une image y entre, il faut qu’il puisse la trouver (dans une balise img de votre page ou dans un sitemap), qu’il ait le droit de la télécharger (votre fichier robots.txt ne doit pas bloquer le dossier des images, ni le domaine de votre CDN), et qu’il comprenne ce qu’elle montre.

Pour comprendre une image, Google s’appuie sur ce qui l’entoure : le texte alternatif, le nom du fichier, la légende, le titre et le contenu de la page. Ses recommandations officielles le résument : placez les images près du texte qui en parle, sur des pages dont le sujet correspond à l’image.

Où vos images peuvent apparaître

🎯 Les requêtes image à viser

Tapez vos mots-clés et regardez si un bloc d’images apparaît. Les thèmes où c’est fréquent :

Mathieu évite la mode et tout ce qui montre des personnes : une image générée y paraît vite fausse. Et il applique la règle des 20/80 : pas de requêtes ultra concurrentielles, mais beaucoup de petites positions faciles à prendre. Les sites e-commerce, d’affiliation et de tutoriels sont ceux qui en profitent le plus.

La recherche par image et Google Lens

Google Lens sert à près de 20 milliards de recherches visuelles par mois, dont environ une sur cinq liée au shopping, selon Google. Quand quelqu’un photographie un objet, une plante ou un produit, Lens compare la photo aux images indexées sur le web, puis renvoie vers les pages qui les contiennent. Pour un e-commerce, des photos de produit nettes, sous plusieurs angles et bien décrites sont donc une porte d’entrée de plus.

Mesurer ce trafic dans la Search Console

Dans le rapport sur les performances de la Search Console, changez le type de recherche pour « Image » : vous voyez les requêtes et les pages qui reçoivent des clics depuis Google Images. Attention : les clics venus du bloc d’images des résultats classiques restent comptés dans la recherche « Web ». Pour les repérer, regardez les pages dont les clics montent sans que leur position texte bouge, comme l’a fait Mathieu.

Les cinq étapes du SEO image : repérer le bloc d'images, comprendre la requête, créer une image qui résume tout, la nommer et la décrire, donner envie de cliquer
La méthode de Mathieu en cinq étapes.

Sur quelles requêtes une image vous ferait gagner des places ? ChatSEO, l’outil de Paul (partenaire du podcast), analyse les résultats Google en direct pour vos mots-clés, audite le poids et le texte alternatif de vos images, et vous dit où un schéma ou un tableau répondrait mieux que le texte.

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✏️ Créer l’image qui gagne

Regardez ce que la requête attend. Sur « nœud de cravate », Mathieu avait une photo libre de droits d’un homme en cravate en haut de l’article et une autre dans le texte. Or Google veut un tutoriel. Il a demandé à ChatGPT un schéma des étapes, de un à dix : l’image est plus utile que celles qui existaient déjà, et le lecteur se moque de savoir qui l’a dessinée.

💡 Une image qui résume tout

Le piège : faire une image par étape. Google veut un aperçu complet, et c’est presque toujours l’image qui rassemble toutes les étapes qu’il choisit. Vous pouvez garder une image par étape dans l’article, mais ajoutez celle qui résume tout.

Mettre ses tableaux en image

« Tout ce qui est tableau, il faut le mettre en image », insiste Mathieu. Un outil d’IA rédige volontiers un beau tableau HTML, mais la page de résultats affiche des images. Gardez le tableau dans la page (il reste lisible par Google et par les IA) et ajoutez sa version image, avec les mêmes données, à télécharger. Les générateurs d’images gèrent désormais très bien le texte, ce qui n’était pas le cas il y a deux ans.

Donner envie de cliquer

Une image vue dans Google n’est pas une visite. Sur son site de mariage, Mathieu ajoute un petit picto « modèle gratuit à télécharger » sur son bingo : pour récupérer la version sans picto, il faut venir sur le site. Comme Google affiche souvent une image en basse résolution, même ceux qui veulent l’imprimer finissent par cliquer.

Dernière astuce : les PDF. Un programme d’entraînement ou une checklist à télécharger peut lui aussi se positionner dans Google et ajoute une interaction sur votre site, pour très peu d’effort.

🔧 Les bases techniques on-page

Mathieu fait appliquer ces règles automatiquement à chaque image. Elles reprennent les bonnes pratiques de Google.

La balise alt : la règle et les cas limites

Pour Google, le texte alternatif est l’attribut le plus important pour décrire une image. Il sert aussi aux lecteurs d’écran des personnes malvoyantes. La règle : décrire précisément ce que montre l’image, avec le mot-clé seulement s’il vient naturellement.

ImageMauvais altBon alt
Schéma d’un nœud de cravatenœud cravate, cravate, nœud facileLes 10 étapes d’un nœud de cravate simple
Tableau des protéinesArticle : les meilleurs alimentsTableau des aliments les plus riches en protéines pour 100 g
Photo décorativeimagealt vide (alt= » ») : elle n’apporte rien au sujet

Deux pièges fréquents. Beaucoup d’outils reprennent le titre de l’article par défaut : Mathieu réécrit toujours l’alt à la main ou via son automatisation. Et le bourrage de mots-clés est considéré comme du spam par Google.

Nommer ses fichiers (jamais IMG_0042)

Un nom de fichier court et descriptif est un indice léger mais réel : noeud-cravate-etapes.webp plutôt que ChatGPT-Image.png ou IMG00023.JPG. Renommez avant l’envoi dans votre CMS : WordPress garde le nom d’origine dans l’adresse de l’image.

Légendes, contexte et liens vers l’image

Ajoutez une légende : Google lit le texte autour de l’image pour comprendre ce qu’elle montre. Placez l’image dans l’article, près du paragraphe qui en parle. Mathieu constate que les images intégrées dans le corps de l’article remontent mieux que l’image à la une seule, même si celle-ci compte aussi : c’est souvent la miniature que Google voit en premier.

Dimensions, srcset et lazy loading

⚠️ Vécu sur ce site

Sur podcast-mvp.fr, le chargement différé des images activé dans le plugin de cache a fait disparaître la miniature de l’épisode en haut des pages. On l’a désactivé pour les images et gardé seulement pour les vidéos : vérifiez toujours le haut de vos pages après avoir activé une option de ce genre.

⚖️ Poids et formats : le nerf de la guerre

« Les images sont souvent le plus gros contributeur au poids total d’une page », rappelle Google. Une page lourde se charge lentement, ce qui pèse sur l’expérience et sur les Core Web Vitals. Vérifiez vos pages dans PageSpeed Insights : il liste les images trop lourdes et le gain possible.

Compresser et réduire le poids

  1. Redimensionnez : une image affichée sur 800 pixels de large n’a pas besoin d’en faire 4 000. Visez environ deux fois la largeur d’affichage pour les écrans haute définition, pas plus.
  2. Compressez : une qualité autour de 80 % est rarement visible à l’œil. Des outils gratuits comme Squoosh ou les extensions de compression de WordPress le font en masse.
  3. Gardez un repère : chez nous, une image d’article dépasse rarement 150 Ko, bien en dessous pour les miniatures.

WebP, AVIF : que choisir en 2026

FormatUsageCe qu’il faut savoir
WebPLe choix par défaut25 à 34 % plus léger qu’un JPEG de même qualité et 26 % plus léger qu’un PNG sans perte, selon Google. Lu par tous les navigateurs récents.
AVIFLes photos, quand votre CMS le gèreSouvent encore plus léger que WebP, mais plus lent à encoder et un peu moins bien géré par les vieux navigateurs : servez-le avec un WebP de secours via picture.
JPEGSecoursUniversel, plus lourd.
PNGTransparence, captures nettesLourd : à convertir en WebP sans perte.
SVGLogos, icônes, schémas simplesVectoriel, très léger, net à toutes les tailles.

Google indexe tous ces formats (BMP, GIF, JPEG, PNG, WebP, SVG et AVIF), le choix ne change donc rien à l’indexation, seulement à la vitesse. Sur podcast-mvp.fr, on a converti toutes les miniatures d’épisodes en WebP, et chaque image de ce blog est envoyée en WebP.

🗂️ Faire indexer ses images

Le sitemap d’images

Un sitemap d’images signale à Google les images qu’il pourrait ne pas trouver seul, par exemple celles chargées en JavaScript. Il suffit d’ajouter, pour chaque page, des balises image:image et image:loc (jusqu’à 1 000 images par page). Les anciennes balises de titre, de légende et de licence ne sont plus prises en compte. La plupart des extensions SEO de WordPress, comme Rank Math, ajoutent déjà les images au sitemap.

Images en CSS, en JavaScript et sur un CDN : ce que Google rate

ℹ️ Et les métadonnées EXIF ?

Mathieu modifie les métadonnées de ses images (appareil photo, lieu de prise de vue). On ne vous recommande pas de faire passer une image générée pour une photo : Google s’appuie sur la page, le texte alternatif, la légende et le nom de fichier pour comprendre une image, et un schéma n’a pas besoin d’appareil photo pour être utile.

Vous voulez savoir ce qui freine vraiment votre site ? SEO Monkey, l’agence d’Antoine (co-hôte du podcast, 15 consultants), réalise des audits SEO complets, images et performances comprises, avec un plan d’action priorisé.

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🤖 Automatiser toute la chaîne

Mathieu a tout automatisé avec Claude. À partir d’une base de thèmes où les images reviennent souvent, Claude cherche des mots-clés, regarde la page de résultats de chacun et, s’il y a un bloc d’images, lance un parcours dédié. Pour économiser des crédits, il ouvre Chrome et envoie le prompt à ChatGPT ; une petite extension maison télécharge l’image dès qu’elle est prête. Claude la renomme, la décrit, la compresse et l’intègre à l’article.

C’est ce qui distingue sa méthode : chaque étape de ce guide (repérer la requête, créer l’image, la nommer, la décrire, l’alléger) devient une ligne de script. On décrit ce type de chaîne dans notre guide de l’automatisation SEO.

❓ Questions fréquentes

Comment optimiser une image pour Google ?

Choisissez une image qui répond vraiment à la requête, nommez le fichier avec des mots descriptifs, écrivez un texte alternatif précis, ajoutez une légende, placez-la près du texte qui en parle dans une balise img, et allégez-la (bonne taille, compression, format WebP).

À quoi sert la balise alt ?

Elle décrit l’image pour Google et pour les lecteurs d’écran. C’est l’attribut que Google juge le plus important pour comprendre une image. Décrivez ce qu’elle montre, sans liste de mots-clés.

Comment réduire le poids d’une image sans perte de qualité visible ?

Redimensionnez-la à sa taille d’affichage, convertissez-la en WebP et compressez-la autour de 80 % de qualité. La différence est rarement visible, et le gain de poids est souvent important, surtout sur une photo qui sort d’un appareil ou d’un générateur.

WebP ou AVIF : quel format choisir ?

WebP par défaut : il est léger et lu par tous les navigateurs récents. AVIF compresse encore mieux les photos, mais encode plus lentement ; servez-le avec un WebP de secours si votre CMS le permet.

Faut-il un sitemap d’images ?

Ce n’est pas obligatoire si vos images sont dans des balises img classiques. Il devient utile pour les images chargées en JavaScript ou hébergées ailleurs. Les extensions SEO de WordPress l’ajoutent souvent d’elles-mêmes.

Google indexe-t-il les images en CSS ?

Non. Google indique ne pas indexer les images de fond définies en CSS. Une image que vous voulez voir dans Google doit être dans une balise img.

Les images générées par IA peuvent-elles se positionner sur Google ?

Oui, si elles sont utiles : un schéma ou un tableau clair répond souvent mieux à la requête que les images existantes. Évitez celles qui imitent des personnes réelles, qui paraissent vite fausses.

Comment savoir si mes images m’apportent du trafic ?

Dans la Search Console, ouvrez le rapport sur les performances et choisissez le type de recherche « Image ». Les clics depuis le bloc d’images des résultats classiques restent comptés dans la recherche web.

🎯 Notre verdict

Le SEO image est l’un des leviers les plus simples à ajouter à un processus de contenu existant : quelques minutes par article pour une chance de passer devant des sites bien plus forts. Repérez les requêtes à bloc d’images, créez l’image qui résume tout, décrivez-la correctement, et gardez-la légère.

Qui ne devrait pas s’y attarder ? Les sites dont les requêtes n’affichent aucune image (beaucoup de requêtes B2B ou de services), et ceux qui voudraient générer des photos de personnes ou de produits qu’ils n’ont pas : là, la photo réelle reste indispensable. Les bases techniques (alt, poids, format), elles, valent pour tous les sites.